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Labcom Estim : pour évaluer l’efficacité des stimulateurs de plantes

Cliquez pour agrandirLes recherches du Labcom Estim se focalisent pour l’heure sur la tomate et la vigne. ©Région Pays de la Loire / Ouest Médias

Il en existe environ 90 en France. Financés par l’Agence nationale de la recherche, les Labcom commencent à essaimer en Pays de la Loire. Le principe : associer les scientifiques de laboratoires de recherche et de PME afin d’innover et créer de l’emploi. Le Labcom Estim est le premier Labcom dédié au végétal, créé en Pays de la Loire, l’un des trois portés par l’Université d’Angers. Les explications de son directeur Philippe Grappin.

« J’ai trouvé intéressante l’idée de ce rapprochement entre des chercheurs qui possèdent une technologie d’avant-garde, capable de produire de l’innovation, et le monde de l’entreprise, confronté à une problématique, tout en étant en mesure de prendre des risques financiers », confie le directeur du Lacom Estim - Evaluation des stimulateurs des plantes -, enseignant-chercheur d’Agrocampus Ouest.
Lancé le 5 avril dernier, ce Labcom associe dans un laboratoire commun, les scientifiques de l’Institut de recherche en horticulture et semences (UMR IRHS – INRA, Agrocampus-Ouest, Université d’Angers) et les ingénieurs d’Arexho Pays de la Loire, l’agence régionale pour l’expérimentation horticole. Ce projet rejoint la dynamique d’Objectif Végétal, la démarche Recherche – Formation – Innovation sur le végétal, soutenue par la Région pour la période 2015-2020.

Créer des outils d’évaluation

L’ambition : inventer, développer et rendre opérationnels des outils d’évaluation multicritères des biostimulateurs et des stimulateurs de défense des plantes. Les premiers favorisent la croissance des plantes, les seconds aident la plante à se protéger des maladies. « Reposant sur des éléments naturels (des extraits d’algues, de végétaux, de minéraux ou des micro-organismes), ces produits alternatifs aux intrants traditionnels représentent un espoir pour une agriculture plus durable », poursuit Philippe Grappin« Car le zéro engrais n’est pas pour maintenant, mais si on parvenait à réduire de 20% l’utilisation de produits phytosanitaires, ce serait déjà bien ! »
Or, aujourd’hui, « ces stimulateurs sont utilisés de façon un peu arbitraire, produisant des résultats assez ténus ou peu reproductifs, ce qui entraine une certaine déception, alors que leur efficacité est démontrée en laboratoire », remarque le chercheur. « Pour mieux intégrer ces nouveaux produits dans les pratiques culturales, la profession manque d’outils permettant d’estimer l’état optimal de réceptivité de la plante d’une part, et sa réponse exacte à ces actifs, d’autre part. Il est essentiel d’investir sur ces leviers pour continuer à identifier de nouveaux actifs, soutenir leur certification, optimiser leur formulation et leur application, et proposer des outils d’aide à la décision pour l’agriculteur. »

Tomate et vigne

Financées par l’Agence nationale pour la recherche (300 000 euros pour trois ans), les recherches se focalisent pour l’heure sur la tomate et la vigne. « Les résultats académiques feront l’objet de communications scientifiques et d'éventuels brevets. Ils seront valorisés par le partenaire Arexhor Pays de la Loire, qui proposera aux fabricants ou agro-fournisseurs de nouvelles méthodes et outils adaptés à l’évaluation des stimulateurs de plantes. Ces outils permettront également aux conseillers ou utilisateurs de mieux comprendre l’interaction plantes-produits et d’améliorer leur utilisation ». Si l’efficacité de ces outils est avérée, ils pourront être étendus à d’autres espèces.
Après un an de recherches, « nous avons des résultats intéressants qui laissent entrevoir déjà des possibilités d’application, confie le chercheur. Il y a une spirale vertueuse qui s’est mise en place autour du projet tant pour l’entreprise qui a gagné en visibilité et en crédibilité, que pour les chercheurs également plus visibles dans le milieu académique. »

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