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Sensibiliser le grand public à la basse vision

Cliquez pour agrandirExtrait du film de sensibilisation à la basse vision réalisé par Atlantic télévision. © Terre des sciences

Lauréat de l’appel à projets régional CLES (Co-construction ligérienne pour l’émergence des savoirs)*, le projet Basse Vision a pour objectif de sensibiliser le grand public aux troubles de la vision. Il est porté par l’Université d’Angers, Terre des sciences, le CHU d’Angers et le Centre régional Basse Vision. Un bel exemple de rapprochement entre les mondes académique et associatif au service de la culture scientifique, technique et industrielle.

Perte de la vision périphérique, ou au contraire trouble de la vision centrale, vision floue… Les troubles liés à diverses pathologies ophtalmiques, sont fortement handicapants… 6% de la population française souffrent de ce qu’on appelle la basse vision, soit plus de trois millions de personnes. Sans que le grand public ne sache précisément ce que c’est.
« Les notions de basse vision, malvoyance et cécité sont inconnues du grand public en termes d’impact sur la qualité de vie et l’autonomie et de leur représentation handicapante », confirme Guy Lenaers, responsable de l’équipe PREMMI (laboratoire MITOVASC), et référent scientifique du projet Basse Vision. « On croit souvent qu’une personne qui utilise une canne blanche est une personne aveugle. Or la basse vision se décline de façon très variable. Par exemple, les patients qui souffrent d’une perte de la vision périphérique, ne voient pas les trottoirs, les obstacles, etc., mais conservent un champ visuel central avec une acuité visuelle pouvant atteindre 10 dixièmes ! Ceux-là sont équipés de canne blanche sans être aveugle pour autant. Ce qui provoque des réactions paradoxales autour de ces patients. Il est donc important de communiquer car ce sont des handicaps qui ne sont pas si rares que cela ».

Opérations de sensibilisation en gare


Pour communiquer justement, les scientifiques ont fait appel à l’association Terre des sciences. « Nous sommes des gens hyperspécialisés dans nos domaines respectifs. Il fallait pouvoir vulgariser, rendre intelligibles les termes que l’on utilise. Terre des sciences, spécialiste de la médiation et de la culture scientifique, maitrise les rouages de la communication, ce qui n’est pas notre cas. L’interaction a été très constructive », se réjouit le chercheur.
Au cœur de cette campagne de communication, un film, décliné en versions longue et courte, ont ainsi été réalisés par la société nantaise Atlantic télévision, mettant en scène un homme muni d’une canne blanche dans un hall de gare, lisant un tableau d’affichage, et suscitant des regards interrogateurs et surpris de l’entourage. Simples et pédagogiques, sans dramatiser, ils expliquent en quelques minutes ce qu’est la basse vision.
Ce film a été diffusé à l'occasion de diverses opérations de sensibilisation et des animations été menées au cours de l’été 2017 dans les cinq grandes gares de la région. L'occasion pour le public d’appréhender la problématique de la basse vision et d’expérimenter concrètement certains troubles avec des lunettes de simulation.
Plus largement, ce projet a pour ambition d’accroitre les connaissance des acteurs ligériens, personnel et internes en ophtalmologie, professionnels de santé, familles et aidants des patients.

Fédérer les acteurs


« Ce projet, rendu possible grâce au soutien de la Région des Pays de la Loire (20 000 euros) au titre de l'appel à projets CLES, a permis de fédérer des acteurs autour de ce thème », se félicite Vincent Millot, le directeur de l’association Terre des Sciences, notamment les représentants des entités impliquées dans l’accompagnement de la basse vision en Pays de la Loire : l’équipe PREMMi de l’UMR MITOVASC  (Université d’Angers - CNRS 6015-Inserm 1083) pour la recherche sur les mécanismes et les causes des maladies de basse vision, l’UMR 1089 (Université de Nantes-Inserm) et le CHU de Nantes pour la recherche sur les espoirs de thérapie, le CHU Angers pour la recherche, le diagnostic, et la prise en charge des patients atteints de basse vision, et le Centre Régional  Basse Vision (CRBV) pour la rééducation/réadaptation et l’accompagnement sociétal des patients.
« Dans la continuité de ces actions en gare, les partenaires du projet CLES Basse-Vision ont participé à la table ronde "Voir autrement", et interviendront également dans les formations d’une école d’optique... », précise Vincent Millot. « L’action se poursuit donc, au-delà du cadre du projet initial. C’est un point très positif ! »

* Créé par la Région des Pays de la Loire, l'appel à projets CLES a pour objectif de faire émerger de nouvelles pratiques de médiation scientifique et culturelle.


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